Chères usagères et chers usagers du port d'Hendaye.
Dans cette lettre de mars 2026,
nous allons traiter des sujets suivants :
- le contrôle de la longueur des bateaux : pourquoi, quelles sont nos demandes et quelques conseils
- l'annonce la prochaine Assemblée Générale de l'AUPH le 25 avril 2026
- le prochain rendez-vous pour le nettoyage du littoral hendayais le 28 mars 2026
- le point sur le dragage du chenal
- une nouvelle rubrique sur la sécurité en mer, en commençant ce mois-ci par une communication de la DDTM.
Nous vous en souhaitons une bonne lecture.
Contrôle de la longueur des bateaux
Un mail de la SLIH (Station
Littorale) fait beaucoup parler sur les pontons : l'annonce qu'ils vont
procéder au contrôle de la longueur hors-tout des bateaux.
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Pourquoi la SLIH?
Le règlement du port prévoit que c'est la SLIH qui doit contrôler la longueur des bateaux avant d'attribuer une place.
On peut regretter qu'elle ne l'ait pas fait depuis des années mais difficilement lui contester cette responsabilité.
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Pourquoi la longueur hors-tout?
La clé dans un port aussi étroit que celui d'Hendaye,
c'est l'encombrement généré par le bateau stationné ou en manœuvre.
Cet encombrement est directement lié à la longueur hors-tout du bateau.
C'est ce qui va déterminer
son encombrement soit côté pontons et pannes, soit côté chenal, tout en
définissant l'espace nécessaire pour sa propre manœuvre en sécurité.
La SLIH se rapproche des
autres ports de la région pour connaître leurs pratiques en la matière
et tenter de proposer quelque chose d'homogène avec ce qui se pratique
ailleurs.
Pour l'instant rien n'est clairement défini.
Nous demandons instamment qu'une liste exhaustive soit établie de ce qui sera compté dans la longueur hors-tout des navires.
Il pourrait ensuite se
poser le problème de la longueur hors-tout maximale admissible sur
chaque panne pour permettre des manœuvres en sécurité.
Suite à notre question,
la SLIH nous a affirmé qu'aucun déplacement de bateaux ou de problèmes n'étaient anticipés en ce sens
dans la mesure où aucune réclamation ne leur était remontée à ce sujet.
A suivre donc.
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Un jeu à somme nulle
Nous l'avions déjà expliqué lorsque certains demandaient de meilleures indemnisations lors du dragage du port.
Il n'y a pas d'argent magique: c'est notre redevance qui sert à équilibrer le budget de la SLIH.
La SLIH est une société d'économie mixte. Elle doit équilibrer ses comptes.
Si certains payent moins que ce qu'ils devraient, c'est que d'autres payent plus.
C'est ce que l'on appelle un jeu à somme nulle : le gain des uns est la perte des autres.
Pour cette question de contrôle de la longueur, il va nous être difficile de défendre les uns au détriment des autres.
Dans un soucis d'équité, il est important que tout le monde soit traité de la même façon (voir notre demande ci-dessus).
Par contre,
avant l'application des éventuels correctifs de redevance, nous
demandons à ce qu'un bilan comptable prévisionnel soit établi pour en
connaître l'impact sur le bilan de la SLIH.
Si la SLIH ne doit pas être en pertes, il est hors de question que la SLIH dégage un bénéfice comptable trop important,
bénéfice soumis à l'impôt.
Nous veillerons à ce que, si le montant des correctifs à la
hausse est significatif, les valeurs des redevances soient revues à la
baisse.
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Il n'y a rien d'autre à faire ? Bien sûr que si !
1 - Pour ceux dont la redevance va être
modifiée à la hausse, vous pouvez contester la longueur mesurée ou
réaménager les appendices pour qu'ils ne dépassent pas si c'est
l'origine du réajustement..
2 - Nous pouvons aussi espérer que certains verront leur redevance diminuer. On peut rêver, non?
3 - Comme déjà écrit ci-dessus, la SLIH a un devoir d'équilibre des comptes.
Nous pouvons agir sur le
volet dépenses par nos actions et/ou suggestions et sur le coté recettes
supplémentaires par nos suggestions.
Nous avons
entamé avec deux administrateurs compétents dans le domaine de la
comptabilité l'étude des comptes et bilans de la SLIH et du budget
annexe du port de plaisance.
Déjà, nous souhaiterions une politique plus volontariste pour le développement du port et le contrôle de ses dépenses.
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Quelques exemples de nos demandes ou actions :
a - Est-il normal de payer 100 000€ par an d'électricité ?
C'est un domaine où nous
pouvons tous agir par nos économies mais où nous allons aussi contrôler
qui bénéficie de cet électricité en dehors des seuls besoins du port.
b - Est-il normal qu'aucun projet de panneaux photovoltaïques n'existe sur ce port où les possibilités existent?
c - Un port à sec
dégagerait des recettes supplémentaires, diminuerait la redevance de
ceux qui souhaiteraient en bénéficier tout en libérant quelques places à
flot bien nécessaires.
C'est un investissement rapide à réaliser, vite rentable
et il existe des emplacements disponibles pour l'implanter.
Nous ne notons aucune volonté en ce sens.
Au risque de se répéter, le CLUP est l'organe clé
pour faire avancer nos suggestions
et pour contrôler la pertinence des dépenses.
Alors plutôt que de râler dans ton coin, viens te présenter à l'élection du CLUP cet automne.
Il y a du travail intéressant à accomplir.
Assemblée générale AUPH
L'AG de l'AUPH aurait lieu le samedi25 avril à 11h en salle Egoa (centre Abadia à Sokoburu).
C'est le moment clé de la vie d'une association :
venez nombreux pour écouter le bilan 2025, les perspectives 2026 et poser vos questions ou faire vos suggestions.
Cette AG sera suivie d'un repas tapas sur inscription (prix 25€) au restaurant Olivier sur le boulevard de la mer.
(inscription pour réservation sur auphendaye@gmail.com)
Nettoyage printemps 28/3/26
Le nettoyage du littoral sera organisé par la ville d'Hendaye et le CPIE le samedi 28 mars 2026.
N'oubliez pas de vous
inscrire et d'y participer en vous rendant sur le site du CPIE Littoral
Basque pour choisir votre point de collecte.
La mer est notre bien commun. Prenons-en soin.
Nota : vous pouvez faire le nettoyage le matin et la sortie L&G l'après-midi.
Le dragage du chenal
On
peut supposer que cela se passe dans les temps et sans incident mais
pas de communication officielle sur l'avancement du dragage.
A
notre demande récente d'information sur l'état d'avancemlent, nous
avons juste reçu une copie de ce qui est déjà affiché sur le port et que
nous avons reçu par mail il y a quelques semaines .
Nous réitérons nos conseils de prudence lorsque vous empruntez le chenal.
Sécurité en mer
La sécurité en mer nous concerne tous et nous souhaitons partager conseils et expériences.
Pour
commencer cette rubrique, nous allons ce mois-ci vous communiquer le
message de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la
Mer) qui rappelle certaines règles et consignes pour les voiliers,
bateaux à moteurs, semi-rigides et annexes.
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Conseil / Suggestion
: affichez les numéros listés ci-dessous dans le paragraphe "secours en
mer" et la procédure devant la table à carte pour qu'un équipier même
inexpérimenté ou un enfant puisse lancer l'alerte en cas de besoin.
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Texte de la DDTM
1 - Secours en mer
196
: par téléphone numéro d'urgence d'appel national. Ce numéro est
disponible 7j/7 et 24h/24, permet de joindre gratuitement et directement
un centre de sauvetage CROSS (centre opérationnel de surveillance et de
sauvetage) depuis le littoral.
Le
196 ne remplace pas le numéro d'urgence européen 112, ni en mer la VHF
canal 16 qui reste le moyen de communication à privilégier.
La
radio VHF canal 16 marine fixe ou portable reste le moyen
incontournable pour assurer sa sécurité à bord. D’une portée supérieure
au GSM en zone côtière, la radio VHF permet :
en
cas de détresse en mer, de diffuser l’information à tous les navires
sur zone, plaisanciers ou professionnels, de converser avec le CROSS et
avec les moyens de sauvetage nautique ou aérien en approche finale ;
de
prendre connaissance d’une demande d’assistance d’un autre navigateur,
qui peut être très proche et de communiquer avec les autres bateaux.
C’est le premier support de la solidarité des gens de mer !
de
recevoir les bulletins météo à intervalle régulier et en particulier,
les bulletins météo spéciaux élaborés par Météo France en cas
d’aggravation de la situation. Ils sont diffusés par les CROSS sur tout
le littoral par radio VHF.
Lors de l'appel, j'annonce calmement et le plus clairement possible :
Le nom de mon navire / ou mon nom
Ce qu'il se passe
Où je me trouve
Combien de personnes sont concernées
La nature de l'assistance demandée
Quelles sont les intentions ou quelles sont les mesures prises.
2 - Préparation de sa sortie en mer même pour une courte durée
Rôle du chef de bord
Le chef de bord du navire est le membre d'équipage responsable :
- de la conduite du navire,
- du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées
Les préparatifs
Avant d'embarquer, il vérifie que le matériel est en bon état et adapté à l'activité nautique et la zone de navigation.
Il vérifie le bon état des gilets et la date de validité des cartouches de gaz.
Il vérifie la trousse de secours.
Il veille à faire le plein de carburant.
Avant le départ, le chef de bord vérifie la météo, les heures et la
force de marées, les courants, la force et la direction du vent, y
compris de terre, pour la journée :
Il donne les consignes de sécurité à ses passagers et leur explique comment alerter les secours en cas de besoin.
Il montre l'exemple en portant son gilet gonflable et le fait porter
systématiquement à chacun dès la présence sur l'eau et en particulier
sur les annexes.
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3 - L'équipement de sécurité des navigateurs
la
division 240 est applicable à tous les navires de plaisance. Le
matériel de sécurité embarqué doit être adapté à la navigation
pratiquée, ce matériel prescrit par la réglementation constituant le
minimum requis.
VOIR FICHE JOINTE ET LE LIEN SUR LE MATERIEL DE SECURITE DES NAVIRES DE PLAISANCE EN MER
Les brassières et gilets de sécurité (VFI) ne sont utiles que s'ils sont
portés : ce sont des équipements essentiels pour la sécurité en mer des
plaisanciers.
Le gilet de sécurité doit être homologué (normalisation CE) et adapté à
la taille de la personne, en particulier pour les enfants de moins de
douze ans.
Port d'un coupe circuit : actualités réglementaires
A bord des navires à moteur de propulsion hors-bord avec commande à la
barre ou en déporté, ainsi qu'à bord des véhicules nautiques à moteur,
lorsque ces navires ou véhicules nautiques à moteur en sont équipés, en
application des règlementations nationales ou européennes applicables à
leur date de construction, le dispositif filaire d'arrêt d'urgence
coupant l'allumage ou les gaz en cas d'éjection du conducteur
(coupe-circuit) doit être relié au poignet ou à la jambe de ce dernier,
dès lors que le moteur est allumé.
Le coupe-circuit filaire ne doit en aucun cas être modifié (rallongé,
déplacé) pour faciliter les mouvements du conducteur sur le navire.
Dans toutes les conditions de navigation, tout déplacement du conducteur
sur le navire s'effectue après avoir éteint le moteur ou s'être assuré
que l'hélice ne peut être engagée. cette obligation s'applique également
aux navires équipés de coupe-circuits électroniques.
Un second coupe-circuit filaire doit pouvoir être accessible à bord et son emplacement identifié :
- afin de pouvoir redémarrer le moteur par la/les personnes éventuellement restée (s) sur le navire, et
- pour aller chercher la personne tombée à l'eau.
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4 - Pratique des véhicules nautiques à moteur : actualités réglementaires
La mer est un espace partagé : la vitesse est réglementée.
La vigilance est requise sur le risque de chute par l'arrière des passagers.
Ces chutes provoquent fréquemment de graves accidents : lésions graves
dues à l'exposition au jet puissant de la turbine de propulsion.
Depuis décembre 2023, sont obligatoires :
le
port du coupe-circuit à bord des navires à moteur de propulsion
hors-bord avec commande à la barre ou en déporté, ainsi qu’aux véhicules
nautiques à moteur (VNM – jetski) ;
le
port d’un équipement néoprène d’une épaisseur de 2 mm minimum pour les
utilisateurs - conducteur et passager(s) - des véhicules nautiques à
moteur.
Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites sur :
Ministère de la MER